En finançant de nombreux projets transformateurs au Niger entre 2009 et 2020, la Banque africaine de développement a contribué à l’amélioration des conditions de vie et de travail de millions de personnes, note la Revue synthétique des résultats du pays, publiée mardi 2 novembre par la Banque.

La première institution multilatérale de financement du développement en Afrique a accompagné 1,8 million de personnes dans le secteur agricole. Environ un million de Nigériens ont bénéficié d’un accès nouveau ou amélioré à l’eau et à l’assainissement, trois millions de personnes ont bénéficié de meilleurs services de santé, et 325 000 d’un meilleur accès à l’électricité grâce à la construction de 1 437 kilomètres de lignes de transmission. Quelque 350 kilomètres de route en zones rurales ont été construites ou réhabilitées, 37 000 emplois directs ont été créés, et les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), soutenues par la Banque, ont réalisé un chiffre d’affaires total de 20,8 millions de dollars américains.

La Banque africaine de développement a soutenu le Niger à lutter contre la sécheresse, qui a frappé le pays en 2009 : octroi d’une aide humanitaire d’urgence pour améliorer la sécurité alimentaire de 500 000 foyers vivant dans les zones vulnérables ; reforestation et réhabilitation de 2 000 hectares de terres agricoles via le Programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger.

Les efforts de modernisation de l’agriculture nigérienne ont produit des résultats : hausse de l’utilisation des engrais (de 0,35 à 0,38 kg par hectare), bond des exportations de produits transformés, dont la valeur est passée de 10 000 à 155 000 dollars. La Banque a accompagné le développement de projets intégrés combinant la construction d’infrastructures d’irrigation à l’amélioration des conditions de travail de près de 900 000 femmes et la promotion de nouvelles technologies auprès de 16 000 agriculteurs.

Le Projet de valorisation des eaux dans les régions de Dosso et de Tillabéri (PVDT), achevé en 2013, a permis la construction de 21 barrages dans ces régions, contribuant ainsi à la valorisation agricole de 1 132 hectares en faveur de 16 300 agriculteurs formés à la petite irrigation.

La Banque africaine de développement a fourni un appui institutionnel aux politiques de promotion de la résilience et de l’irrigation agricole, en accompagnant la conception et la mise en œuvre de la Stratégie de développement durable de l’élevage, de la Stratégie nationale de l’hydraulique pastorale et de la Stratégie de la petite irrigation, ainsi que l’adoption d’un cadre d’orientation politique du secteur agricole.

Entre 2009 et 2020, les autorités nigériennes ont soutenu les MPME, notamment les artisans informels pour lesquels un programme d’appui a été lancé. Le premier incubateur d’entreprises du pays, baptisé « Centre incubateur des PME au Niger » (CIPMEN), a vu le jour en 2014 avec l’appui de la Banque. Grâce notamment au développement des services financiers mobiles, le taux d’accès au crédit a progressé (de 2,4% en 2009 à 5,8% en 2020).

Le pays a réussi à réduire considérablement le coût moyen de son commerce transfrontalier, qui est passé de 3 338 dollars à 587 dollars. La Banque a contribué à cette performance et au renforcement de l’intégration régionale du pays dans le cadre de plusieurs projets multinationaux d’infrastructures transnationales comme la transsaharienne. « Ce projet a eu beaucoup de bénéfices pour le village, en ce sens que nos déplacements sont facilités. Les travaux connexes ont apporté une école, un marché de 5 hectares et le centre de santé à Farié. Nous sommes à un carrefour entre le Mali et le Burkina Faso et l’ouverture prochaine du marché va contribuer à améliorer le pouvoir d’achat des populations », soutient Amadou Boubacar, chef de village de Doléwa (près de Farié).

Par ailleurs, le Niger a renforcé son cadre de gouvernance économique et financière, avec un soutien important de la Banque dans l’accompagnement de projets améliorant la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques : il s’agit du Projet d’appui institutionnel à la mobilisation des ressources internes et à l’amélioration de la gouvernance économique et financière (PAMOGEF) et du Programme d’appui aux réformes financières et à la sécurité alimentaire (PAREFSA).

« Ces appuis ont contribué à améliorer la mobilisation des recettes fiscales, la transparence dans la gestion des ressources minières et à obtenir une meilleure préparation du budget », indique la revue synthétique de la Banque africaine de développement.

Dans le domaine énergétique, la Banque a soutenu plusieurs projets, dont le Projet d’électrification rurale, périurbaine et urbaine au Niger (PEPERN). « Le projet a permis de toucher des localités où il n’y avait pas de possibilité d’extension du réseau électrique du fait du coût du diesel, souligne Ousmane Chaga, coordinateur par intérim du projet. Une densification du réseau a été réalisée et de nouveaux villages ont pu être raccordés avec une électricité de qualité et un service continu, répondant aux besoins exprimés par les populations. »

À la fin de l’année 2020, le portefeuille actif de la Banque au Niger se composait d’une vingtaine d’opérations totalisant 875 millions de dollars d’engagements concentrés, en grande partie, dans le développement rural (35%), l’énergie (20%) et les transports (17%).

Le Niger et la Banque africaine de développement sont partenaires depuis près d’un demi-siècle. Le premier projet financé par la Banque dans le pays, datant de 1970, était destiné à appuyer l’acquisition et l’installation de matériel de communication pour renforcer les liaisons interurbaines. Depuis, la Banque a financé plus de 80 opérations pour près de 1,2 milliard de dollars.
Source African Development Bank Group

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