Dans les couloirs du lycée Massira, à Ouled Ghanem, au sud de Casablanca, la peinture, à l’heure de la rentrée des classes, est encore fraîche sur les murs.

Durant l’été, le lycée Massira a fait sa mue : internat et réfectoire rénovés, pavage de la cour ; aucun détail n’a été laissé au hasard. « En créant un environnement propice aux études, nous stimulons les élèves et les enseignants. Notre internat est aujourd’hui plus propre et plus sûr. Nous encourageons les parents à y inscrire leurs enfants, en particulier les filles », explique le proviseur.

Depuis juillet 2019, à proximité de cette commune de 22 000 habitants, la cimenterie Novacim sort petit à petit de terre. Sur ce vaste gisement de calcaire et d’argile, situé entre les villes de El Jadida et Safi, soudeurs, tuyauteurs et conducteurs de travaux s’activent pour tenir les délais : l’exploitation doit démarrer en 2023.
Le maître d’ouvrage, la Société générale des travaux du Maroc (SGTM), a recruté près de 700 employés (hommes et femmes), dont deux tiers habitent la région. Pour ce territoire en pleine mutation, les travaux génèrent d’énormes opportunités d’emploi.
Rachid El Moussafir, chef de projet de Sphinx Electrique, un prestataire de services local de la SGTM, se réjouit de ce chantier : « Nous avons augmenté notre chiffre d’affaires et recruté sur le long terme car, une fois l’exploitation lancée, la cimenterie aura toujours besoin de suivi et de maintenance. »


Cette nouvelle cimenterie complète la chaîne de production de la SGTM, composée notamment de multiples carrières et usines à béton, qui comptent plus de 16 000 employés à travers le Maroc. Elle lui permettra de renforcer son avantage comparatif dans le secteur extrêmement concurrentiel de la construction en Afrique.
Cette usine représente surtout une opportunité pour le territoire, les communautés et les acteurs locaux. Aujourd’hui, les femmes et les hommes de la région sont pleins d’espoir, comme Zahra El Hanafi, responsable de l’association Zakhrafati : « avec l’appui de la cimenterie, nous soutenons les femmes et les jeunes filles en les formant à la broderie ». Ces femmes apprennent un métier artisanal pour en vivre. Dans cet atelier où les tissus s’entremêlent, l’ambiance est studieuse car chacune sait bien qu’au bout de l’aiguille, se profile un heureux destin.









