
Financé par le Groupe de la Banque africaine de développement pour plus de vingt millions de dollars, le projet vise d’une part, à renforcer les capacités des cinq pays bénéficiaires (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) à réduire la propagation du virus et stopper la pandémie du Covid-19 et, d’autre part, à appuyer la résilience des communautés vulnérables. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés agit en tant qu’agence d’exécution du projet.
Au Burkina, le projet couvre cinq régions (Sahel, Nord, Centre-Nord, Est et Boucle du Mouhoun) qui abritent les communautés les plus vulnérables, notamment les personnes déplacées du fait des attaques terroristes dans leurs localités d’origine, les réfugiés et les communautés d’accueil.
Avant de recevoir chacune son chèque, les responsables d’association ont bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de gestion administrative, comptable et financière. Dans un commentaire imagé Mme Ouédraogo, explique : « dans le cadre de la formation, on nous a appris à pêcher ; avec le soutien financier, on nous a donné de quoi acheter les filets et bien d’autres outils pour pêcher de gros poissons ».
L’aide de la Banque africaine de développement constitue, en effet, une aubaine pour les associations bénéficiaires, car la pandémie a négativement impacté leurs activités. Elles pourront maintenant renouveler leurs stocks et relancer leurs activités. « En ce qui nous concerne, nous transformons les produits forestiers non ligneux, par exemple, le beurre de karité en savon ou les graines de néré en soumbala, explique Mme Ouédraogo, présidente de l’association DAKOPA basée à Dori, dans le nord du pays. Nous allons nous approvisionner en intrants et même en produits de lutte contre le Covid-19 ».
Pour le responsable-pays de la Banque africaine de développement au Burkina Faso, M. Pascal Yembiline, l’accent mis sur les femmes ne relève pas du hasard. « Elles sont surreprésentées dans les secteurs les plus touchés par le Covid-19. Celles qui sont impliquées dans les échanges commerciaux transfrontaliers ont été vulnérables sur le plan financier en raison de la fermeture des frontières ».

Le don a pour objectifs de compléter le dispositif national de prévention, de détection et de prise en charge des cas de Covid-19, consolider le plateau technique des centres de santé, et renforcer le système de santé burkinabè.






